Mardi soir, 19h. Le CODIR arrive au gîte. Huit personnes, deux valises, trois ordinateurs encore ouverts. Le DG vous regarde. Il attend de voir si ces deux jours vont bouger quelque chose ou juste meubler le calendrier.

Un séminaire CODIR 2 jours, ça ne se joue pas au hasard. Le timing fait 70% du travail. La méthode fait le reste. Voici un déroulé heure par heure d’un séminaire qu’on a réellement animé, plusieurs fois, dans des PME et des ETI. Pas un programme parfait. Du vrai séminaire, avec ses creux, ses bascules et ses moments de vérité.

pourquoi un séminaire CODIR 2 jours en résidentiel change la donne

Une journée, c’est trop court. Vous arrivez, vous diagnostiquez, vous décidez vite, vous rentrez chez vous. Personne n’a vraiment lâché le téléphone. Trois jours, c’est souvent trop long pour un CODIR opérationnel. Les sujets s’étirent, l’énergie retombe.

Deux jours en résidentiel, c’est le format qui tient. Une nuit dehors. Un dîner ensemble. Le matin où on se croise en pyjama dans le couloir. Ces moments-là ne sont pas du folklore. Ce sont eux qui débloquent les conversations qui ne passaient pas en réunion.

Le déroulé qu’on partage ici suppose un comité de 6 à 10 personnes. Lieu calme, hors site, à 1h-2h des bureaux. Pas un palace, pas une salle de sous-sol. Un endroit où on peut marcher dehors, écrire au mur, s’asseoir en cercle. Le cadre matériel pèse plus qu’on le croit.

jour 1 matin : ouvrir et poser le diagnostic

8h30-9h00, accueil et café debout. Les gens arrivent. Vous ne démarrez pas en plénière à 8h30 pile. Vous laissez 30 minutes de café debout. C’est ici que les premières tensions ou les premières envies sortent, en off. Le facilitateur observe. Il note qui parle à qui, qui reste seul, qui regarde encore son téléphone. Ce qu’on évite : faire un brief de cadrage à 8h32 alors que la moitié du CODIR finit son croissant. Personne n’écoute.

9h00-10h30, ouverture et contrat de fonctionnement. Le DG ouvre. Trois minutes, pas plus. Pourquoi on est là. Ce qu’il attend des deux jours. Ce qu’il ne veut pas voir.

Puis le facilitateur reprend la main. Tour de table en deux questions courtes : qu’est-ce qui vous amène ici aujourd’hui, et qu’est-ce qui vous empêcherait d’être pleinement présent ces deux jours. Vous écrivez les réponses au mur. Le mur, c’est la mémoire du séminaire.

Ensuite, le contrat de fonctionnement. Confidentialité, téléphones rangés, parole équilibrée, désaccord autorisé. Vous le co-construisez avec le groupe. Vous ne le distribuez pas comme un règlement intérieur. La nuance fait toute la différence sur l’engagement.

10h30-10h45, pause. Une vraie pause. Quinze minutes. Pas dix. Sinon les gens commencent à pianoter sur le téléphone et reviennent en retard.

10h45-12h30, diagnostic Boussole 4C. C’est le cœur du matin. La Boussole 4C est un outil de diagnostic qu’on utilise sur la plupart des CODIR : Cap, Cohésion, Compétence, Conditions. Quatre dimensions. Le groupe se positionne sur chacune, individuellement d’abord, puis collectivement.

Le facilitateur affiche les quatre axes au mur. Chaque membre du CODIR pose une gommette de 1 à 10. Puis on regarde ensemble. Là, ça commence à parler. Le DG croit qu’on a un problème de cap. Le DAF voit un problème de cohésion. Le directeur industriel pointe les conditions. Tout le monde a raison sur sa partie, et c’est bien ça le sujet.

Le facilitateur ne tranche pas. Il fait parler les écarts. Pourquoi tu mets 4 sur la cohésion, alors que ton voisin met 8 ? La conversation qui suit est souvent la plus précieuse des deux jours.

jour 1 après-midi : creuser les enjeux et tenir les silences

12h30-14h00, déjeuner. Vous mangez ensemble. Pas par tables séparées. Le facilitateur propose souvent un placement aléatoire pour casser les binômes habituels. Le déjeuner n’est pas un temps mort. C’est un temps de digestion littérale du matin. Les conversations continuent, parfois plus librement qu’en plénière.

14h00-15h30, work session sur les enjeux prioritaires. Le diagnostic du matin a fait remonter 3 ou 4 enjeux structurants. L’après-midi, on travaille ces enjeux en sous-groupes de 2 ou 3. Chaque sous-groupe prend un enjeu, l’explore avec une grille simple : qu’est-ce qu’on observe, qu’est-ce qui nous tient, qu’est-ce qu’on voudrait.

Le facilitateur tourne entre les sous-groupes. Il relance, recadre, fait reformuler. Il ne donne pas de réponse. Son boulot, c’est de faire émerger ce que le CODIR sait déjà mais n’a jamais formulé clairement.

Pour aller plus loin sur le rôle du tiers dans ces moments, voir notre page sur la facilitation d’entreprise et son apport concret.

15h30-15h45, pause. Quinze minutes pour souffler avant la séquence la plus dense de la journée.

15h45-17h30, restitution croisée et identification des points durs. Chaque sous-groupe restitue. Mais pas en mode PowerPoint. En mode flipchart, à main levée. Les autres réagissent, posent des questions, complètent.

À ce moment-là, le facilitateur fait un travail clé : repérer les points durs. Les sujets qui reviennent. Les désaccords qui ne se règlent pas. Les non-dits qui pointent. Il les note au mur. Pas pour les régler aujourd’hui. Pour les nommer.

C’est souvent ici que ça bascule. Vers 16h30, quelqu’un dit ce qu’il n’a jamais dit. Le silence qui suit est inconfortable. C’est exactement à ce moment-là que le séminaire devient utile, ou qu’il rate. Le rôle du facilitateur, c’est de tenir ce silence, de ne pas le combler, et de laisser le groupe trouver sa réponse.

19h30-22h00, dîner et soirée libre. Le dîner est convivial. Pas de travail. Le facilitateur lâche prise. Le groupe respire. Souvent, les conversations les plus utiles du séminaire ont lieu après 22h, autour d’un verre, à trois ou quatre. Vous ne les contrôlez pas. Vous les rendez possibles en ne saturant pas le programme.

Ce qu’on évite : caser une activité team building forcée le soir. Bowling, escape game, dégustation de vins. Sauf demande explicite du groupe. Ces formats sont rarement adaptés à un CODIR qui a besoin de souffler.

jour 2 matin : projeter avec la méthode Futur Désiré

8h00-9h00, petit-déjeuner et réveil collectif. Le matin du jour 2, l’énergie est différente. Soit le groupe a digéré la veille et arrive prêt à construire, soit il arrive un peu groggy. Le facilitateur le sent au petit-déjeuner.

À 9h00, on démarre par un check-in court. Une question simple : avec quoi vous arrivez ce matin. Trois minutes par personne maximum. Ça permet de remettre le groupe en présence.

9h00-12h00, méthode Futur Désiré. Le matin du jour 2 est consacré à la projection. La méthode Futur Désiré est une approche qu’on utilise systématiquement à ce moment du séminaire. Elle permet au CODIR de se projeter dans 18 à 36 mois et de décrire un futur souhaitable, partageable, mobilisateur.

Le principe : pas de plan stratégique linéaire. On part de la fin. À quoi ressemble notre boîte dans 24 mois si on a réussi. Qu’est-ce qu’on dit aux clients. Qu’est-ce qu’on dit aux équipes. Qu’est-ce qu’on ressent en arrivant le matin.

Le travail se fait en plénière, debout, au mur. Le facilitateur cadre les questions, relance, écrit. Le CODIR parle, débat, ajuste. Au bout de 2h, vous avez une formulation partagée du Futur Désiré. Elle ne sera pas définitive. Elle sera la base.

Pour comprendre la méthode complète et son ancrage dans la pratique d’Insuffle, voir le Futur Désiré comme cap collectif mobilisateur.

12h00-12h15, pause avant déjeuner. Quinze minutes pour respirer après une matinée de projection dense.

jour 2 après-midi : formaliser et embarquer

12h15-13h45, déjeuner. Le déjeuner du jour 2 est plus calme. Le groupe sait pourquoi il est là. Les conversations sont plus précises. Le facilitateur en profite souvent pour préparer l’après-midi avec le DG, en marge.

13h45-15h30, formalisation des décisions structurantes. L’après-midi, on formalise. À partir du Futur Désiré du matin, qu’est-ce qu’on décide. Concrètement. Quelles 3 ou 4 décisions structurantes on prend pour les 6 prochains mois.

Le facilitateur utilise une grille simple : décision, porteur, échéance, ressources, indicateur. Une décision sans porteur n’existe pas. Une décision sans échéance non plus. Le CODIR le sait, mais l’oublie souvent en réunion classique.

Là, on prend le temps. On débat. On retire des décisions qui ne tiennent pas. On précise celles qui tiennent. Le facilitateur force la précision. Pas de « on va voir ». Pas de « on en reparle ». Soit la décision est prise, soit elle est reportée explicitement.

15h30-15h45, pause. Quinze minutes pour relâcher avant la dernière ligne droite.

15h45-17h00, plan d’action et embarquement. Le plan d’action n’est pas une liste à puces de 40 lignes. C’est un document court, lisible, qu’on pourra présenter aux équipes la semaine suivante. Le facilitateur aide le CODIR à le rédiger en direct, au mur.

Vous écrivez les 3-4 chantiers prioritaires. Pour chacun, vous notez : ce qu’on va faire, qui pilote, quand on revoit. C’est tout. Si ça ne tient pas sur une page, c’est trop dense pour être tenu.

Ensuite, on traite la question de l’embarquement. Comment on raconte ce séminaire aux équipes. Qui dit quoi, quand, comment. Cette étape est sous-estimée. Un séminaire CODIR sans plan de communication interne ne produit rien. Les équipes attendent un signal. Si le signal n’arrive pas dans la semaine, le séminaire est oublié.

17h00-18h00, clôture et tour de table final. Dernière séquence. Tour de table : qu’est-ce que vous emportez de ces deux jours, qu’est-ce que vous laissez ici. Chacun parle deux minutes maximum. Le facilitateur écoute, ne commente pas, ne synthétise pas.

Le DG conclut. Pas un discours. Trois phrases. Ce qu’il a entendu. Ce qu’il s’engage à faire. Quand on se revoit pour la prochaine étape.

Vous partez à 18h00. Pas plus tard. Les gens ont une route à faire, une famille qui attend, un cerveau qui sature. Tirer sur la corde au-delà de 18h, c’est gâcher ce qui a été construit.

Pour structurer l’organisation matérielle et méthodologique de ce type de format, vous pouvez vous appuyer sur un séminaire d’entreprise pensé sur mesure.

ce qui peut faire basculer le séminaire dans le mauvais sens

Quelques pièges classiques qu’on a vus, et qu’on évite désormais systématiquement.

Le premier : un DG qui prend trop de place. Si le DG monopolise la parole les deux jours, le CODIR sort vidé et silencieux. Le rôle du facilitateur est de protéger l’espace de parole. Parfois en interpellant le DG directement, en privé, à la pause.

Le deuxième : un sujet tabou qu’on contourne. Tout le monde sait qu’il y a un problème entre tel et tel membre du CODIR. Tout le monde fait comme si. Le séminaire se déroule, mais à côté de la vraie question. Vous rentrez avec un beau plan d’action et le problème revient en réunion la semaine suivante.

Le troisième : un programme trop chargé. On veut traiter dix sujets en deux jours. On n’en traite vraiment aucun. Mieux vaut trois sujets bien creusés que dix sujets effleurés. C’est une discipline du facilitateur : oser couper dans le programme.

Le quatrième : pas de suivi. Le séminaire se termine, et personne ne reprogramme la suite. Trois mois après, le plan d’action dort dans un tiroir. Un séminaire CODIR 2 jours sans point d’étape à 30 et 90 jours, c’est de l’argent et du temps brûlés.

méthodes mobilisées par phase et logique d’enchaînement

Le déroulé heure par heure ne tient pas sans cohérence méthodologique. Voici la logique d’enchaînement qu’on suit.

Phase d’ouverture : tour de table en deux questions, contrat de fonctionnement co-construit, mur de mémoire. Objectif : créer la sécurité psychologique. Sans elle, rien ne se dit ensuite.

Phase de diagnostic : Boussole 4C, lecture des écarts, identification des points durs. Objectif : faire émerger ce que le groupe sait déjà mais n’a pas mis en mots.

Phase de projection : Futur Désiré, écriture collective au mur. Objectif : sortir de la plainte et basculer vers la construction. Cette bascule est cruciale. Sans elle, le séminaire reste un défouloir.

Phase de formalisation : grille décision-porteur-échéance-ressources-indicateur, plan d’action court, plan de communication interne. Objectif : transformer l’énergie collective en engagements tenables.

Chaque phase a sa méthode. Chaque méthode a son rythme. Un facilitateur expérimenté ajuste en direct. Si la phase de diagnostic prend 3h au lieu de 1h30, on décale, on ne force pas. Le rythme du groupe prime sur le rythme prévu.

ce qu’un séminaire CODIR 2 jours produit vraiment

Soyons honnêtes sur ce que ça produit, et sur ce que ça ne produit pas.

Ça produit : une compréhension partagée des enjeux, un cap collectif formulé, 3 ou 4 décisions structurantes engagées, un plan d’action lisible, une dynamique d’équipe relancée. Pour 6 à 12 mois, généralement.

Ça ne produit pas : la résolution magique d’un conflit interpersonnel ancien, un changement culturel profond en 48h, une stratégie quinquennale ficelée, la transformation d’un manager qui ne veut pas changer.

Les CODIR qui en tirent le plus sont ceux qui le voient comme un point d’étape, pas comme un événement isolé. Idéalement, on alterne séminaire CODIR 2 jours tous les 6 à 9 mois, avec des points de pilotage plus courts entre les deux. C’est la régularité qui produit l’effet, pas la performance d’un événement unique.

FAQ

Combien coûte un séminaire CODIR 2 jours facilité ?

Le coût se décompose en trois lignes. La facilitation : prévoir entre 6 000 et 15 000 euros HT pour deux jours en résidentiel, selon la séniorité du facilitateur, la complexité du contexte et la préparation amont. Le lieu : entre 1 500 et 5 000 euros pour 8 à 10 personnes en demi-pension. Les frais annexes : déplacement, supports, captation éventuelle.

Ce qui fait varier le devis, c’est surtout la phase de cadrage en amont. Un facilitateur sérieux passe 2 à 4 jours à préparer un séminaire CODIR de 2 jours. Entretiens individuels, lecture de documents, design de la séquence. Cette préparation pèse 30 à 40% du coût total. C’est ce qui distingue un vrai accompagnement d’une simple animation.

Méfiez-vous des devis trop bas. À moins de 5 000 euros HT pour deux jours, soit le facilitateur ne prépare pas, soit il découvre votre contexte sur place. Les deux finissent mal.

Faut-il un facilitateur externe ou peut-on le faire en interne ?

La règle simple : si le DG fait partie du sujet, il ne peut pas faciliter. Or dans 90% des séminaires CODIR, le DG est partie prenante des dynamiques à travailler. Donc oui, externe.

Un facilitateur externe apporte trois choses qu’aucun interne ne peut apporter : la neutralité (il n’a rien à perdre ni à gagner dans les arbitrages), la liberté de poser des questions inconfortables, et l’expérience de centaines de configurations similaires.

Un membre du CODIR ou un DRH peut animer une réunion. Pas un séminaire de transformation. La confusion entre animer et faciliter est la cause numéro un de séminaires ratés.

Comment choisir le bon lieu pour un séminaire CODIR en résidentiel ?

Cinq critères qu’on regarde systématiquement. La distance : 1h à 2h de route depuis les bureaux. Plus loin, vous brûlez la moitié du jour 1 en transport. Plus près, les gens font l’aller-retour le soir.

Le calme : pas de groupe scolaire à côté, pas de mariage le samedi. Vous riez, mais on l’a vu. Une salle de travail dédiée, fermée, avec des murs où on peut écrire ou afficher.

L’accès extérieur : un parc, un jardin, un chemin pour marcher. Les conversations qui débloquent les sujets durs ont souvent lieu à pied, à deux, dehors.

L’hébergement correct : chambres individuelles, pas de dortoir, pas de salle de bain partagée. Un CODIR fatigué et mal logé n’est plus disponible le jour 2.

La cuisine : repas simples, sains, servis à l’heure. Pas de gastronomie qui dure 2h30. Vous êtes là pour travailler.

Combien de personnes maximum dans un séminaire CODIR 2 jours ?

Le format facilité fonctionne entre 6 et 12 personnes. En dessous de 6, vous n’avez pas la diversité de points de vue qui crée la richesse. Au-dessus de 12, vous perdez la capacité à faire parler chacun en profondeur.

Si votre CODIR fait 15 ou 20 personnes, deux options. Soit vous segmentez (CODIR restreint et CODIR élargi), soit vous adaptez le format avec deux facilitateurs et des sous-groupes systématiques. Mais attention : un CODIR de 18 personnes est souvent un CODIR qui a un problème de gouvernance, plus qu’un problème de séminaire.

Pour aller plus loin sur la conception de comités de direction efficaces, le séminaire est un point d’entrée, pas une solution unique.

Que faire si un membre du CODIR refuse de venir ?

Premier réflexe : creuser pourquoi. Un refus, c’est rarement un caprice. C’est souvent un message. Le DG ou le DRH doit avoir cette conversation en amont, pas le facilitateur.

Trois cas typiques. Le membre est en désaccord profond avec le DG et n’a pas envie de se mettre en danger publiquement : il faut traiter le sujet en bilatéral avant le séminaire. Le membre vit le séminaire comme une perte de temps : il faut lui montrer concrètement ce qu’il va y gagner. Le membre a peur du format facilité, qu’il ne connaît pas : il faut lui expliquer ce qui va se passer.

Forcer quelqu’un à venir contre son gré ne sert à rien. Sa présence physique sans engagement va plomber les deux jours. Mieux vaut décaler le séminaire ou retravailler la composition.

Faut-il revenir avec une présentation ou un livrable formel ?

Non, et c’est volontaire. Le livrable d’un séminaire CODIR 2 jours, c’est une page A4 lisible, pas un rapport de 40 slides. La page contient : le cap formulé, les 3-4 décisions structurantes, le plan d’action court, le plan de communication interne.

Cette page doit pouvoir être affichée dans le bureau de chaque membre du CODIR. C’est un document de pilotage, pas un document de communication corporate. Le facilitateur peut envoyer une trace plus complète une semaine après, avec les photos des murs et les notes structurantes. Mais ce n’est pas le livrable principal.

L’erreur classique, c’est de demander au facilitateur un compte-rendu de 30 pages. Personne ne le lit. Le séminaire est dans les têtes et dans les murs. La page A4 sert à le faire vivre dans le quotidien.

ce qu’on retient

Un séminaire CODIR 2 jours bien facilité, c’est un déroulé précis et un facilitateur qui sait le déranger quand le groupe en a besoin. Le programme heure par heure n’est pas une recette à appliquer mécaniquement. C’est une colonne vertébrale qui tient le rythme et libère la conversation.

Ce qui distingue un séminaire qui produit du résultat d’un séminaire qui ne produit rien, ce n’est pas le lieu, ce n’est pas le buffet, ce n’est même pas la qualité des slides du DG. C’est la capacité du facilitateur à faire émerger ce qui ne se dit pas, à protéger l’espace de parole, et à transformer l’énergie collective en engagements tenables. Le reste est de l’intendance.

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Yoan Lureault facilite des séminaires stratégiques en Normandie depuis 2011. Pour discuter de votre prochain séminaire, prenez un appel de cadrage de 30 minutes — gratuit, sans engagement.

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